Transformer les atomes en octets

Il y a une résolution de 2008 que j’ai tenue. C’est celle de diminuer le flux de papiers entrant et restant à la maison. J’ai décidé début 2008 de préférer les octets aux atomes (je dis « octets », parce que si je dit « bits » y’a des comiques qui vont se lâcher..)
Lorsqu’un papier arrive à la maison, trois possibilités: Soit c’est une merdouille et ça part direct à la poubelle, soit c’est un truc qu’il faut impérativement garder (bulletins de salaire, par ex) et je les scanne avant de les classer, soit, pour la majorité des choses c’est un passage au scanner PUIS au destructeur. Les contrats, les factures, hop, POUBELLE, je ne garde que le PDF.

De plus en plus de services proposent d’ailleurs de passer directement au numérique, j’y souscrit allègrement. Ainsi je ne reçois plus de relevés bancaires, de décomptes sécu ou mutuelle.. hop, tout arrive direct en PDF..

Malheureusement, les revues radio ne permettent pas encore cela. A ce sujet, je me demande dans quelle mesure un « acteur économique » (ouah, ça jette) dont le business est fondé sur un modèle « matériel » est capable de s’adapter à une économie de plus en plus « immatérielle ».

Prenez l’industrie du disque, par exemple. Les acteurs en question ne sont pas des petits joueurs, cette industrie dispose de moyens énormes, pourtant elle n’a pas encore été fichue de trouver le moyen de survivre en passant du statuts de de « vendeurs de molécules plastiques » à « vendeurs d’octets mélodieux ».
Prenez les 3 SUISSES ou LA REDOUTE. Vente par correspondance.. mais tellement raté le train d’internet que la disparition les guette !

La presse écrite est dans le même cas. Quels étaient les postes de charge les plus importants de feu Mégahertz-Magazine ? L’imprimeur, la Poste.. Alors que nous, nous aurions aimé continuer à payer.. pour de l’information ! Si les atomes avaient été transformé en octets, plus d’imprimeur, plus de Poste.. Mais l’info serait toujours là, et plus rapide, avec moins de papier chez nous !

Alors j’en viens à ce qui nous reste: Radio-REF. S’il te plait Betty, fais quelque chose. Permet à ceux qui ne veulent plus de papier de ne plus en recevoir ! Prend ta baguette magique et transforme les atomes en octets ! Si déjà, il y avait un moyen de se procurer un BON CD-ROM avec les archives des années passées, cela me permettrait de balancer autant de boites à archives à la benne !
Mais avoue que ce serait assez idiot de payer pour imprimer du papier, puis payer pour que la poste m’amène ces papiers, si pour qu’en fin d’année, le précieux papier parte à la benne ! Alors s’il te plait, permet à ceux qui le souhaitent de renoncer au papier et de télécharger chaque mois leur revue..

Sinon, Radio-REF finira comme la CAMIF.

NB: J’ai une pensée pour Bernie, F6HQY, qui est dans son trip « réforme du REF ». Je sais ce que c’est, j’étais en plein dedans en fin d’année passée. Je partage tes réflexions et tes conclusions. La réforme des statuts est une priorité. Revenir au REF, laisser tomber le REFU et la centaine d’assoc inutiles que trimballe l’Union. Et que un adhérent=une voix, ça ne fait pas de mal de le rappeler.

11 réponses sur « Transformer les atomes en octets »

« Prenez les 3 SUISSES ou LA REDOUTE. Vente par correspondance.. mais tellement raté le train d’internet que la disparition les guette ! »

Je ne sais pas pour les 3 Suisses, mais La Redoute a son catalogue de vente sur Internet depuis 1995/96 ! Si la Redoute disparait, Internet n’y sera pas pour grand chose.

Je suis tout à fait convaincu en ce qui concerne les documents administratifs.

Par contre, il y a des moments où l’on a envie de feuilleter une revue papier, et où la lecture sur écran n’est pas vraiment adaptée. Par exemple confortablement installé dans son canapé, dans le train ou dans un alpage en montagne 😉

Il y a bien des lecteurs d’Ebooks portables qui commencent à apparaître, mais cela reste cher et timide en termes de pénétration.

C’est vrai ! Ceci dit:

– Il est rare que l’on se trimballe 10 ans (je suis gentil) de Radio-REF pour agrémenter un voyage en train ou un séjour à la montagne. Les archives papier peuvent être très avantageusement remplacées par une archive informatique intelligente. Intelligente, cela veut dire qu’il ne suffit pas de faire copier/coller des fichiers PDF envoyés par l’imprimeur, mais il faut faire un index et proposer des outils de recherche !

Il y a d’ailleurs davantage de possibilité de retrouver un vieil article intéressant ainsi: Membre de l’ARRL, je peux chercher facilement des articles dans des décennies de QST tranquillement depuis mon canapé, ce qui est bien plus facile que de faire une recherche dans le grenier à -5°c avec les araignées etc

– Même si aujourd’hui, lorsque je suis sur mon canapé, j’ai généralement un netbook sur les genoux, je conviens que la revue papier puisse apporter un plus.

Ce service « papier » était la norme dans l’ancien temps, aujourd’hui c’est un service « premium » qui devrait être payant.

Très bien cet article. Je suis de ton avis. Hélas, il reste le soucis de la fiabilité dans le temps… le papier bien imprimé reste lisible après des décénnies. Quid de l’info stockée sur un support personnel comme un DD ?

Il faut penser régulièrement à faire des sauvegardes « au cas où » sur un autre support. Et là cela devient vite un problème… sans parler de la peur de tout perdre.
Et puis le fichier PDF d’aujourd’hui aurons-nous la possibilité de le lire facilement dans 40 ans ? L’INA, entre autre, se pose régulièrement ces questions pour ses archives. L’ASCII reste le plus « stable » mais pour combien de temps encore ?

Concernant la fiabilité matérielle, je me suis posé la même question, cela faisait partie du « deal »: OK pour passer au « tout numérique » mais si c’est pour tout perdre dans un crash disque, ça n’en vaut pas la peine !

Je pense avoir trouvé une solution assez idéale avec la sauvegarde en ligne, j’en parlerai dans un prochain article.

Maintenant, reste le problème de la compatibilité « logicielle ». Le PDF a l’avantage d’être un format ouvert normalisé par l’ISO, il offre à mon sens des garanties suffisantes de pérennité, même si il est évident que d’ici 40 ans, les choses auront changé.

L’avantage par rapport aux archives images, c’est que l’on évacue au moins la question de la conservation du support (bonjour l’angoisse si vous avez une collection de souvernirs perso en VHS). Encore un avantage des octets sur les atomes !

Le soucis que je vois avec la sauvegarde en ligne c’est le fait de confier à une tierse personne la sécurité de ses données. Rien est éternel et donc, si demain le fournisseur fait faillite… adieux la sauvegarde en ligne. C’est ce qui me déplait avec imageshack par exemple pour l’hébergement de photos. Ou bien il faut payer ce service… mais malgré tout on reste dépendant d’une entreprise qui n’est pas forcément fiable ad vitam.

C’est compliqué la sauvegarde de ses données…

[…] Dans un précédent article, j’ai expliqué que je convertissais de façon systématique les documents que je recevais en documents informatiques. Procéder ainsi demande de prendre bien évidemment de prendre de grandes précautions au sujet de la sauvegarde des données. Même si la perfection n’est pas de ce monde, j’ai réfléchi au sujet des sauvegardes informatiques pour viser la sécurité maximale. […]

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