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Bienvenue Icom 7300

J’avais décidé de remettre un peu d’ordre dans mon matériel, afin d’avoir sous la main un ensemble fonctionnel (ordi + interface + câble + TX).

A la réflexion, j’ai trouvé qu’il était un peu stupide d’investir quelques 200€ dans une nouvelle interface, donc finalement j’ai changé mon fusil d’épaule et opté pour un nouveau transceiver dont le rapport qualité-prix me semblait excellent.

L’Icom 7300 a en effet pour lui de nombreux avantages, dont le fait de se connecter directement1 à l’ordi. C’est beaucoup plus moderne que ce que l’on rencontre généralement, même si ce n’est qu’un déplacement de l’interface à l’intérieur du TX et que l’on continue à paramétrer des « ports série ».

La carte son est emulée également dans les deux sens. Donc vous branchez un seul câble USB et le tour est joué.

Bravo Icom pour l’efficacité !

  1. Dongle mis à part, puisque mon MacBook ne dispose que d’un connecteur USB-C !

TK/F1JKJ

Passant une semaine de vacances familiales en Corse, près de Figari, à  l’occasion des vacances de la Toussaint, j’ai décidé d’emporter de quoi faire de la radio et de trafiquer un peu, ce qui était un peu un challenge étant donné que ma station ne était rangée dans des cartons depuis plusieurs mois.

Voici le debrief.

Ce qui ne marche pas

L’indicatif à rallonge n’est pas une bonne idée, évidemment. Déjà que F1JKJ ce n’est pas la panacée à passer sous le QRM, alors si on ajoute TK/ devant ça devient compliqué, sauf quand les correspondants me chopent après avoir vu mon indicatif sur le cluster, bien sur. J’avais pensé un temps à demander un indicatif spécial (comme TK1KJ) mais n’étant pas fixé sur mon activité à un mois du départ, je ne l’avais pas fait.

Le câblage tentaculaire qui relie mon interface Microkeyer au transceiver ne fonctionnait pas, apparemment l’interface n’était pas alimentée. A l’époque, jugeant que ces câbles étaient vendus trop chers, j’en avais fabriqué un moi-même. Peut-être qu’une soudure a lâché, je ne sais pas…

J’avais, par ailleurs, dans ma « valise QRP », une autre interface Microham avec son câble (d’origine) qui fonctionnait, mais c’était un câble pour l’ICOM IC-703 (le transceiver de ma valise QRP) que je ne pouvais donc pas utiliser avec le K3. En résumé, il me fallait choisir entre K3 sans interface ou IC-703 relié au PC.

J’ai alterné entre ces deux configurations: Le K3 pour la SSB et l’IC-703 pour le FT8 & WSPR. Le truc le plus gênant était l’absence de suivi de la fréquence du K3, qui ne permettait pas à mon soft de log de noter la fréquence exacte.

Pour l’avenir, je vais commander deux câbles Microham d’origine: Un pour le Microkeyer, l’autre pour l’USB interface III.

Dans la catégorie câblage, j’avais aussi oublié un câble RCA-RCA pour commander le passage en émission de l’ampli. J’y ai remédié en reliant directement les deux RCA avec un fil électrique (enfiché dans les RCA comme ça, sans préliminaire).

Des outils, d’une manière générale, m’auraient été utiles. Le risque c’est que si on emporte des trucs « au cas où », on finit rapidement par transporter un camion entier. Mais un petit nécessaire avec un multimètre, un fer à souder, un tournevis…

La bande 40m en contest c’est horrible. Enfin, en contest SSB. Une cacophonie épuisante. Bah.

Ce qui fonctionne

Un netbook. Vous savez, ces petits PC qui se vendaient pour pas cher il y a quelques années. Il faut dire qu’ayant achevé ma conversion complète vers le monde Apple, je me suis trouvé un peu dépourvu: A la maison, j’ai un iMac, et en portable, j’ai un iPad. Mais les iPad c’est pas encore ça pour la radio. Donc, n’ayant pas envie de me payer un MacBook Pro sur le champ, je me suis rabattu sur un HP Mini 210, qui avait l’avantage de m’avoir été remis gracieusement (par le même OM qui m’a remis la valise QRP). Le PC tournait sous Windows et, bien que n’étant pas une bête de course, il a fonctionné comme il faut, et sans plantage (j’envisage de le passer en SSD). Pour internet, j’utilisais la 4G Bouygues de mon iPhone.

Les Powerpole. C’est pratique et ingénieux. Du coup, au retour, j’ai commandé des connecteurs supplémentaires pour appliquer à l’avenir un principe simple: Si ça se branche sur du 12V, ça doit avoir des powerpole.

La bande 40m pour les vacances, c’est super: Le DX a lieu quand il fait nuit, donc je n’avais pas de regrets à abandonner la radio pendant la journée, ce qui tombe bien puisque la famille comptait sur ma présence pendant la journée. Mis à part le CQWW, j’ai généralement été actif au petit matin (je n’ai pas trop de problème à me lever tôt, même en vacances). De plus, une fois le jour levé, les signaux étaient bons vers la France, ce qui m’a permis de contacter des copains. L’ami F8BBL a d’ailleurs mis en ligne des vidéos (, et ) sur lesquelles on peut constater le changement de signal avec le lever du jour.

Parfois, j’ai laissé la station tourner en WSPR, en émission et en réception.

La verticale 40m ce n’est pas une découverte, mais j’aime toujours autant: Le rapport encombrement démonté / temps de montage / performances DX de ma vieille Butternut HF2V (ou d’autres 1/4 d’onde) est imbattable. J’avais attaché l’antenne contre un chêne-liège, et tiré une douzaine de radians au sol. Monté en 1 ou 2h, et avec ça, le DX est au rendez-vous.

The best is the last

A lire : The best is the last

a technology often produces its best results just when it’s ready to be replaced – it’s the best it’s ever been, but it’s also the best it could ever be. (…)

 And at that last stage, they’re really, really good. Everything has been optimised and worked out and understood, and they’re fast, cheap and reliable. That’s also often the point that a new architecture comes to replace them.

Un article très intéressant de Ben Evans, qui m’a rappelé les réflexions que j’ai souvent eues à l’égard de certains transceivers décamétriques, notamment les Kenwood de la série 850/950:

Ils représentent certainement le top de la technologie analogique, mais ils ont été éclipsés par les transceivers « SDR inside » qui ont suivi.

Et quand on voit la filasse impressionnante qu’il y a dans un 950 par rapport à un K3, on comprend qu’on a changé de technologie.

 

Un comparatif de micros

Quelle que soit la raison pour laquelle vous souhaitez avoir un bon son, c’est sans doute une bonne idée. Quitte à occuper 6kHz de bande passante en SSB, autant que ce soit pour y faire entendre le meilleur son possible ! Et si vous voulez vous lancer dans le podcasting, soyez-en certain: Un son pourri fera fuir vos auditeurs.

L’excellent Marco Arment est avant toute chose un développeur (Tumblr, l’excellent Instapaper, la super appli Overcast), il est aussi podcasteur, et anime avec deux de ses camarades l’Accidental Tech Podcast dont je vous conseille l’écoute (en anglais).

Bref, notre ami Marco vient de publier un comparatif de micros pour podcasteur: Il passe en revue plus d’une douzaine de micros, qu’ils soient XLR ou USB, de table ou à monter sur un bras, de près ou de loin, avec différentes interfaces.. et surtout avec des extraits audio de lui-même et de sa compagne.

Allez faire votre choix sur http://www.marco.org/podcasting-microphones

NB: Le Heil est mal classé.

Essai raté en BÉPO

Je vous avais parlé, autrefois, de mon clavier IBM. Hé bien je dois avouer que j’ai essayé de lui être infidèle, mais que ça n’a pas marché.

Le problème cette fois-ci n’était pas la qualité du clavier, mais la disposition AZERTY. Comme vous le savez peut-être, la disposition des touches selon la disposition AZERTY n’a rien d’optimisé, idem pour le décalage des touches entre des lignes différentes: Cela remonte aux temps de la machine à écrire, et a ses implications mécaniques. Chaque touche tire sur une tige, qui actionne un bras au bout duquel se trouve une lettre. Le décalage des touches permet le passage des tiges, et la disposition des lettres est optimisée pour éviter que les bras ne s’emmêlent (oui oui, j’ai tapé à la machine quand j’était gamin).

Bref, il n’y a aucune raison d’ergonomie ou d’efficacité à la disposition des touches sur nos claviers informatiques.

Alors pourquoi sont-ils comme ça ? Hé bien « parce qu’on a toujours fait comme ça »

A côté de ça, de doux rêveurs tentent de rationaliser la chose, et développement des dispositions de claviers beaucoup plus économiques, comme la BEPO en français. Séduit par la chose, j’ai pris l’option BEPO et décidé de passer tous mes claviers sur cette disposition.

Sur l’ordinateur portable j’avais collé des autocollants (ne riez pas, le résultat est beaucoup plus propre que ce que vous pensez) et pour les fixes, je m’était procuré des claviers Typematrix très sympathiques.

Sur le coup, c’est raide: Une fois le clavier branché, on perd tout repère, on redevient néophyte. Puis, avec l’aide de logiciels dédiés, on apprend la logique du bépo: Ne pas bouger les mains, garder les index sur les ergots du clavier. La frappe oscille d’une main à l’autre, les voyelles sont sous les doigts, c’est très élégant.

Sauf que je c’est super dur de s’arracher à des décennies d’habitude de l’AZERTY ! Du coup je multipliais les fautes de frappe (ce qui, professionnellement parlant, est assez moyen) et ma productivité s’en trouvait réduite…

Enfin, ma transition vers le monde Apple a achevé de me convaincre de revenir à l’AZERTY: Le clavier Apple est agréable à la frappe et au regard. J’ai donc laissé tombé, revendu mes Typematrix, et remis un clavier AZERTY sur le PC de la maison.

Conséquence: Mes filles, qui auraient facilement pu partir en BEPO ex-nihilo, démarrent en AZERTY elles aussi.

Et voila: On a toujours fait comme ça…

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