L’expression « peak oil » désigne généralement le pic pétrolier mondial, c’est à dire le moment où la production mondiale de pétrole plafonne avant de commencer à décliner du fait de l’épuisement des réserves de pétrole exploitables.

Parallèlement, par le terme de « peak DXPedition », je souhaite partager avec vous la réflexion suivante:

Il est probable que nous ayons atteint le point culminant de l’activité radioamateur en matière d’expéditions DX.

Je me suis fait cette réflexion, compte tenu de la réunion de deux facteurs principaux:

  • Le cycle solaire en cours décline rapidement, et quitte à monter une grosse opération, il vaut mieux la faire lors d’un pic.
  • Mais les radioamateurs expéditionnaires vieillissent. S’ils peuvent garder le pied marin à 70ans, ce sera sans doute différent pour le cycle 25.

Quelques indices, en passant:

  • BOB, KK6EK, a annoncé dans la revue DX magazine de janvier/février 2017 la fin des expés « cordell ». Il s’agit du groupe qui avait été actif depuis San Felix (XR0Xen 2002), Kure (K7C en 2005), Clipperton (TX5K en 2013) et dernièrement Heard Island (VK0EK en 2016)
  • Il semble être de plus en plus difficile pour les expéditionnaires de monter de gros projets. Il n’y a qu’à voir combien ne voient jamais le jour.. Quelques annulations de 2016: Scarborough ! Corée du Nord ! Aves ! Central Kiribati ! Et sans perler de Bouvet, le dernier feuilleton à rebondissement !

Entendons-nous bien: Je ne parle ici que des « mega expéditions », celles à plusieurs centaines de milliers de dollars et de QSOs. Cette folie-là risque donc de se calmer, et de laisser (rendre ?) la place aux opérations à petits moyens, voire aux activités isolées de voyageurs solitaires ou de scientifiques.

Qu’en pensez-vous ?