Blog radioamateur de Laurent, F1JKJ
22 mai
C’est ma femme qui a décelé l’anomalie en classant des QSL ce weekend (notez que nous avons des activités familiales palpitantes !)
Qui trouvera l’erreur ?
1 avr
Depuis Newington (USA) ce matin, l’IARU a diffusé un communiqué de presse étonnant: La vente d’un bloc d’adresses IPv4 dont disposent actuellement les radioamateurs. Cette vente permettrait de dégager « plusieurs dizaines de millions de dollars » (!), c’est donc quelque chose de tout-à-fait significatif pour notre hobby, qui mérite qu’on s’y attarde.
Les adresses IP sont des adresses qui identifient de façon individuelle les machines connectées à l’internet. Vous disposez d’une adresse IP (attribuée par votre fournisseur d’accès), et les serveurs que vous consultez aussi (par exemple 173.194.78.94 pour Google France). Il faut attribuer des adresses à CHAQUE machine.
Or, l’Internet Protocol a été conçu à une époque où il semblait qu’une réserve de 232 soit plus de 4 milliards d’adresses serait largement suffisant pour couvrir tous les besoins. A cette époque reculée, dans les années 70, un radioamateur pionnier des réseaux (et du packet-radio), Hank Magnuski, a obtenu un bloc d’adresses à part entière, c’est à dire la plage composée de toutes les adresses commençant par 44, soit 16,7 millions d’adresses uniques, pour permettre le développement du packet selon la maxime « IP over everything » !
Aujourd’hui, l’allocation de ces adresses ne se fait plus entre copains autour d’une bière comme à l’époque beatnik, mais est confiée à l’IANA, qui dépend elle même de l’ICANN, puis à des groupes régionaux (RIPE en Europe) etc etc. Et surtout, de nos jours, les adresses IP sont une ressource rare. En février 2011, l’IANA a annoncé qu’elle n’avait plus de réserves. Pour cette raison, il existe une nouvelle version, appelée IPv6, qui permet d’allouer beaucoup plus d’adresses, mais c’est un autre sujet.
Cette rareté des adresse IPv4 donne lieu à de la spéculation: Certaines sociétés recherchent des adresses alors que les « autorités » ne peuvent leur en allouer. Elles sont donc contraintes d’en racheter à ceux qui les possèdent. A titre d’exemple, lors de la faillite de NORTEL, qui détenait 666624 adresses IP, plus de 80 entreprises étaient intéressées par ce rachat, et c’est finalement Microsoft qui a racheté 470016 adresses au prix de 11,25$ par IP !
Selon les déclaration de son Président, VE6SH, c’est dans ce contexte que l’IARU a été approchée de façon de plus en plus insistante, depuis plusieurs mois. Bien que n’étant pas « propriétaire » de cette plage d’adresse 44/8, l’IARU a déclarée être habilitée à négocier pour le compte des radioamateurs du monde entier, s’agissant d’une instance représentative auprès de l’ITU.
L’IARU a constaté que, bien que certaines de ces adresses soient allouées dans de nombreux pays, elles n’étaient quasiment plus utilisées, compte tenu d’une part de la déroute qu’a connu le packet-radio lors de l’avènement de l’internet grand public, d’une part, et au fait que les rares expériences d’IP par des radioamateurs se faisaient bien souvent dans d’autres classes d’adresses « privées » (adresses commençant par 10. ou 192.).
Dans ces conditions, l’IARU a négocié avec l’IANA la restitution du bloc 44/8, moyennant une contrepartie financière dont le montant n’a pas été révélé, mais de « plusieurs dizaines de millions de dollars », selon la déclaration officielle. Une telle valeur n’a rien de surprenant lorsqu’on fait le calcul: 16,7 millions d’adresses à 10$ chacune…
L’IARU a déclaré avoir refusé de céder ces adresses directement à des sociétés privées, bien qu’elle ait été approchée par de nombreuses « major » de l’internet. Elle a considéré qu’agissant comme mandataire d’un service non lucratif, elle avait privilégié une restitution à l’IANA, moyennant une « contrepartie équitable ».
De façon surprenante, il n’y a pas eu beaucoup de réactions à cette opération. Gageons que cela viendra lorsque la nouvelle sera diffusée. Certains ont toutefois reproché à l’IARU, sur des forums internet, de « vendre les bijoux de famille », de « brader le patrimoine du radioamateurisme ».
L’IARU, qui avait pris les devants, a fait valoir plusieurs points pour sa défense:
Le bloc d’adresses 44/8 était véritablement sous-utilisé (NDLR: c’est vrai en ce qui me concerne, je suis 44.151.34.7, j’ai du faire joujou deux ou trois fois avec cette adresse dans les années 90, et depuis…)
La valeur de ces adresses ira décroissante avec le temps, au fur et à mesure que l’IPv6 sera répandue. Elle aurait donc agi sagement en cédant les adresses IPv4 au moment du « peak oil », si l’on peut dire.
Enfin, selon l’IARU, les radioamateurs sont des gens aimant l’expérimentation (NDLR: je laisse à l’IARU la responsabilité ses propos), ceux qui souhaitent utiliser des adresses IP pourront le faire en IPv6, l’IARU ayant par ailleurs reçu attribution d’une plage d’adresse suffisante en IPv6.
Que l’IARU ait fait une bonne affaire, financièrement parlant, on peut le constater. Mais pourquoi faire ? Selon VE6SH, les fonds seront placés dans le cadre d’une « fondation », dont le but sera d’allouer des ressources financières aux projets portés par les sociétés nationales et les autres associations amateur (l’AMSAT a notamment été cité). Selon l’IARU toujours, « ces moyens financiers vont permettre au radioamateurisme non seulement de mener à biens une multitude de projets techniques et scientifiques, mais aussi d’assurer sa promotion et sa protection, le tout avec des ressources suffisantes, plus que jamais nécessaires ».
Reste donc à voir, concrètement, ce que cela donnera. Pour sa part, F6BYJ a déclaré « c’est une magnifique nouvelle, le REF-UNION a d’ores et déjà reçu l’assurance de recevoir une subvention conséquente pour la rénovation du système de chauffage de la Maison des Radioamateurs, à Tours ». S’opposant frontalement à une telle utilisation des fonds, F1PSH a rétorqué, sur un site web anonyme « tout cet argent est gaspillé, alors qu’on pourrait monter des projets « ballons » dans beaucoup d’écoles françaises ».
A suivre, assurément.
30 mar
Après tout, pourquoi ne pas essayer de faire du magnifique pylône présent dans mon jardin un argument de vente ?
Hé bien voila, donc, pour les radioamateurs, écouteurs ou futurs, je propose donc à la vente ma maison. Rien de moins. Nous avons décidé de déménager pour nous rapprocher de Montpellier (étant donné que je travaille maintenant en centre-ville).
N’étant pas un professionnel de l’immobilier, je vous en donne une description sommaire: Il s’agit d’une maison de plein-pied de 100m² environ, composée de 3 chambres + un bureau (shack). Avec un grand salon orienté S-O-N et une cuisine à part. Un garage clos.
Elle se trouve entre Nîmes et Montpellier, il faut 35 minutes pour aller d’un côté comme de l’autre. Le terrain fait 750m².
Ce fût notre premier achat, et je pense que c’est bien pour un premier achat comme on dit (parce que c’est pas (trop) cher).
Le village de Galargues est très sympathique, nous le quitterons à regret d’ailleurs. Pour les enfants c’est génial aussi.
L’avantage c’est que si vous faites ou voulez faire de la radio, elle est fournie avec pylône, coax, rotor, antennes etc etc.. Plug and play ! Et je peux vous dire que ça fonctionne bien, tant l’installation que l’emplacement.
Le prix ? 220000€ comme base de départ, à négocier ensuite en fonction de certains travaux à faire (si vous les faites, le prix baisse).
4 oct
Dans la catégorie des « trucs super que j’aimerai bien essayer de fabriquer un jour mais que je ne ferai jamais parce que je n’ai jamais le temps », je vous propose d’aller voir ce système « espion » d’écoute à distance, dont le principe est simple.
Une conversation dans une pièce se matérialise par des vibrations sur ses fenêtres. Vous êtes à distance, avec votre matériel installé sur un trépied.
Vous allumez d’abord le laser visible, histoire de viser la bonne fenêtre et voir où sa lumière est réfléchie. A cet endroit, vous installez votre récepteur.
Puis vous passez en infrarouge, invisible, qui va faire le même circuit: Émetteur, réflexion sur la fenêtre avec les vibrations de la conversations, arrivée sur le récepteur qui va.. décoder la conversations !
Pour les James Bond en herbe, ça se passe ici.
23 juin
J’ai appris il y a quelques jours la disparition de Jean-Luc, F6BIV.
Étant un peu éloigné du monde de la radio ces temps-ci, j’ignore si son état de santé laissait craindre cela, ou bien si ça a été soudain. En tout cas, pour moi ce fut la stupeur et la tristesse.
Je connaissais Jean-Luc par le CDXC, bien sur, mais surtout par l’expé TK7C à laquelle il avait pris part. La vie en commun révèle les caractères et permet de connaître réellement quelqu’un. J’ai donc eu le plaisir de faire réellement la connaissance de Jean-Luc pendant TK7C.
Sans vouloir faire son portrait de façon extensive, je garde de lui le souvenir d’un homme au caractère tranché, d’une grande courtoisie et d’une très grande bonté. Plus anecdotique, je le revois encore tremper son doigt (qu’il s’était blessé en montant une spiderbeam) dans du whisky pour le désinfecter (nous n’avions pas d’alcool) et je me souviens encore de la première nuit d’expé pendant laquelle ses ronflements retentissants alors que nous partagions la même chambre, m’avaient poussé à trouver refuge dans le shack, bien plus calme !
Adieu Jean-Luc, mes pensées t’accompagnent vers le monde des SK
21 juin
Certains amis se sont étonnés de l’absence d’articles récents sur ce blog.
La raison est simple: J’ai changé de boulot. Plus que ça, même, puisque j’ai abandonné le statut paisible et douillet de salarié pour celui, plus hasardeux, de profession libérale.
J’exerce depuis février la belle et noble profession d’avocat.
Ce changement, vous l’imaginez, est quasiment un changement « de vie », du coup la radio et le blogging tournent au ralenti ces derniers mois.
A bientôt !
11 fév
Dans un article du 25 novembre 2011, j’avais lancé l’idée d’utiliser des QR-codes sur nos QSL.
Un échange de mail aujourd’hui me porte à croire que l’idée n’est pas idiote, et surtout qu’il n’y a rien à perdre à la mettre en pratique.
11 fév
Cet accord commercial anti-contrefaçon, négocié en secret, pourrait :
20 jan
Le canal de Saimaa a été creusé vers 1850. Long de 43km, il relie Lappeenranta (Finlande) à l’ancienne ville finlandaise de Viipuri et au golfe de Finlande, dans la mer baltique.
Annexée par les russes lors de la seconde guerre mondiale, la ville de Viipuri est devenue officiellement la ville russe de Vyborg en application du traité de Moscou, signé en 1940, qui mettait fin aux hostilités entre les deux pays et obligea les finlandais à plusieurs concessions territoriales.
Suite à ce traité, le canal qui reliait la Finlande et l’Union Soviétique s’est trouvé coupé en deux par la frontière, et la navigation y a cessé.
En 1963, un traité a procédé à quelques aménagements territoriaux: La Finlande a loué pour une durée de 50 ans la partie russe du canal ainsi que l’île Malyj Visotskij (en finlandais, Ravansaari) qui servait de port à cette extrémité du canal.
Nous avions ainsi une île finlandaise au milieu des terres russes.. et donc une entité DXCC indépendante !
Mais 1963+50=2013, et nous approchons donc de la date de fin du « bail » des finlandais sur les terres russes. Depuis quelques années, des négociations ont donc lieu entre les deux pays pour déterminer le sort de la moitié russes du canal et de l’île.
Un accord a été trouvé en 2008, prorogeant le bail pour une nouvelle période de 50 ans… mais il n’incluait pas l’île qui nous intéresse: La Finlande n’était pas très intéressée à continuer sa location, et la Russie n’était pas tellement chaude non plus, ayant des installations navales à proximité.
L’accord ayant été ratifié par les deux gouvernements, il est donc certain que Malyj Vysotskij va cesser d’être une enclave finlandaise en Russie, et redevenir russe.
Trois questions se posent donc:
Pour la date, des nouvelles fraîches indiquent que MVI retournera à la Russie le 17 février de cette année.
Pour la suppression, certainement que oui (je n’ai cependant pas trouvé à quelle date et sur quel critère l’île avait été ajoutée. Les listes que j’ai trouvées indiquent que MVI est une entité depuis l’origine du DXCC en 1945, ce qui m’interroge tant sur les raisons -car en 45 MVI était finlandaise- que sur la suppression…)(d’autres sources indiquent 1988 ?)
Pour l’expé, un accord entre la SRAL finlandaise, la SRR russe et l’ARRL impose aux expés sur MVI de comporter à la fois des opérateurs russes et finlandais. Il faut noter que la Russie faisant désormais partie de la CEPT, les choses s’en trouvent facilitées. Malheureusement, les russes interdisent depuis plusieurs mois aux finlandais d’accéder à l’île, il est donc peu probable qu’une expé puisse avoir lieu.
Moi je vois bien une opération de OH2BH qui se termine le 16/02/12 à minuit, juste avant la fin de l’entité… et vous ?